Le 28 juin 2007 à 7 h du matin, il faisait 6 ° au cirque de Campuls, le plafond était très bas mais comme le beau temps était annonçé, nous sommes parti dans la brume.
Et cest avec le bonnet et les gants que nous avons commencé la randonnée. Comme nous connaissions déjà ce sentier non balisé et non traçé à travers lestive, nous sommes monté en se fiant à nos souvenirs. Depuis le départ, nous entendions au loin laboiement dun gros chien. Après une heure de marche, le soleil apparaît, nous nous rendons compte que nous avons dévié du chemin de quelques centaines de mètres mais sans conséquence. Quelques instants plus tard un Patou menaçant nous barre le chemin : il faisait son devoir de gardien de troupeau, nous nous dépêchons de sortir de son chemin.
Au Col de Laziès, nous faisons notre première petite pause en admirant la montagne, une mer de nuage à nos pieds.
A partir de cet endroit le sentier est bien balisé en rouge et blanc (GR 10) et longe à flanc le Pic de Crabère et le Pic de Montgarrié en surplombant la vallée du Ribérot avec toujours en ligne de mire le Mont Valier.
Le sentier passe devant la cabane du Taus puis rejoint le déversoir de lEtang du Milouga ou nous prenons notre premier casse croûte. Un pêcheur de truites est déjà à luvre.
Puis le sentier monte à travers le plan incliné granitique des Lauzets aussi nommé Désert du Milouga jusquau Col de Pecouch 2 462 m . Cest là que nous faisons une longue pause de midi en admirant dun côté les Etangs du Milouga, Arauech et Cruzous, le Mont Valierat et la crête des Antiques et de lautre côté : les Etangs Rond et Long avec le refuge des Estagnous et le Maubermé (2 880 m) au loin.
Vers 13 h30, le temps étant splendide et bien trop tôt pour sarrêter aux Estagnous, nous décidons de monter au sommet du Valier par le col du Faustin. Entre le col de Faustin et le sommet, nous traversons des tapis de fleurs, magnifique
. .Nous arrivons au sommet vers 15 h.
Le panorama depuis le Valier 2838 m est exceptionnel et nous en profitons pleinement.
De retour au refuge des Estagnous 2246 m, nous dévorons toutes nos provisions avec une bonne bière en admirant les Etangs Long et Rond, les doigts de pieds en éventails. Nous prenons un bonne douche, un bon repas convivial avec une dizaine dautres randonneurs et vers 10 h, nous nous couchons avec des idées de randonnées futures plein la tête.
Après une nuit reposante et un bon petit déjeuner, descente rapide vers le Pla de la Lau dans la vallée du Ribérot (environ 2 heures)
Cest une randonnée entre père et fils qui restera à jamais dans notre mémoire.
Peter et Pascal Tschierschke.