« La géologie à ciel ouvert » des Pyrénées ariégeoises

Le sous-sol ariégeois recèle une variété minérale exceptionnelle qui s'inscrit dans un processus géologique complexe de plus de 500 millions d'années. Les espèces exploitées s'affichaient en millions de tonnes et les mineurs se comptaient par centaines.

Les sites géologiques généraux

Le paysage de l'Ariège dont la diversité des formes reflète l'histoire géologique des Pyrénées est en lui-même un immense site géologique. On dit "Ariège-Pyrénées: la géologie à ciel ouvert."

Les déformations dues aux différentes orogenèses sont imprimées dans les terrains de la zone axiale (plis serrés, schistosité de fracture, boudinage, métamorphisme...)

Mais ce sont les bouleversements pyrénéens du cycle alpin qui ont mis en place les ensembles les plus spectaculaires et les plus complexes.

La faille Nord-Pyrénéenne

Elle sépare la haute chaîne primaire (zone axiale) de la zone nord-pyrénéenne. Il s'agit en fait d'un réseau de failles subverticales.

Cet accident majeur est connu tout le long des Pyrénées sur plus de 250 km. Elle passe au nord d'Aulus-les-Bains.

Le site de l'étang de Lers (Lherz)

La présence d'une roche issue du manteau supérieur introduite dans des terrains carbonatés secondaires, le tout coincé entre des massifs primaires anciens, a depuis toujours intrigué et passionné les géologues du monde entier. La roche a été baptisée Lherzolite du nom de ce lieu.

Elle est composée d'olivine, de pyroxènes et de spinelle.

Le poljé de Balagué
Ce site met en relation forme du paysage et nature des roches. Il est situé à 12 km au sud de St Girons. Il s'agit d'une dépression à fond plat de 2 km de long sur 750 m. Le fond est à 650 m d'altitude et les bords jusqu'à 1200 m. Sa formation à l'ère quaternaire est due à la topographie en creux, à la zone plissée fracturée et aux roches carbonatées au contact de roches non karstifiables. Lapiaz et dolines sont présentes sur le site.

Les concentrations minérales

Si le Couserans est réputé pour ses gisements de plomb, zing, argent, cuivre et localement tungstène et manganèse, c'est le fer qui caractérise l'est du département. Ils ont été exploités surtout au 19 ème. Les terrains secondaires fournissent le gypse, la bauxite, le lignite, la barytine. Enfin les terrains détritiques tertiaires et quaternaires fournissent le stock d'or qui alimente les rivières du Salat et de l'Ariège.

Les grands sites miniers

Le district de Sentein
Situé à l'extrémité sud-ouest du département, il comprend plusieurs exploitations tant sur le versant français qu'espagnol, parfois à plus de 2000 m d'altitude. Des téléphériques ou trains à flanc de montagne descendaient le minerai dans les vallées.

On comptait plusieurs dizaines de kms de galerie, des centaines de mineurs pour la production de métal zinc+plomb.

Le gisement de tungstène de Salau
Situé à 15 km au sud de Seix. L'exploitation a débuté tardivement en 1970. Il assurait la totalité de la production française. Sa fermeture en 1986 et le traumatisme économique lié, est bien présent dans les mémoires.

Le district d'Aulus-les-Bains
Se succèdent 8 secteurs miniers avec une trentaine de gites. La minéralisation présente l'association blende-galène-pyrite avec chalcopyrite et cuivres gris. Localement les teneurs en argent sont notables ainsi que la présence d'électrum (or+argent). On y a surtout exploité le zinc.

Le gisement de fer du Rancié
Il s'étend le long des vallées de l'Ariège et du Vicdessos. D'abord utilisé localement, le minerai fut ensuite utilisé dans toutes les forges du département. En 1818, 430 personnes y travaillaient.

L'exploitation en "amateurs" de ces gisements de fer et manganèse a créé des éboulements irrémédiables.

Le gisement de talc de Luzenac toujours exploité
Il est situé à 1800 m d'altitude et exploité en carrières à ciel ouvert. Il exporte dans le monde entier. Dans le minerai, le talc, espèce minérale, est associé à des quantités variables de chlorite qui permettent un tri manuel entre une quantité supérieure blanche et des qualités de plus en plus grises riches en chlorite. 

Les sites géologiques à caractère touristique :

La fontaine intermittente de Fontestorbes près de Belesta
Le phénomène se produit en général, dans la 2ème quinzaine de juillet et l'intermittence s'arrête en cas de forte pluie ou aux approches de l'hiver. Le cycle montée-descente est de 60 mn. Seulement, une vingtaine de phénomènes semblables sont connus dans le monde.

La grotte de Lombrives près d'Ussat-les-Bains
La plus vaste grotte d'Europe ouverte au public. La formation géologique et le rôle des dernières glaciations vous seront expliquées.

La grotte du Mas d'Azil

Les sources thermales
Liées elles aussi à la géologie: Ax les Thermes et ses 55 sources chaudes sulfurées et sodiques, Ussat les Bains et ses eaux sulfatées calciques pleines de magnésium, Aulus les Bains avec 4 sources d'eaux sulfatées,sodiques, magnésiennes.

Une exposition se déroule en permanence, à la Maison du Haut-Salat à Seix.

Texte tiré de la brochure "Ariège: Histoire d'Ors...des rochers et des torrents" éditée par la Fédération Française d'Orpaillage et de Recherche, écrit par Didier Fert géologue et orpailleur, Pierre Christian Guiollard orpailleur et spécialiste en histoire minière et Robert Vicente Archives Départementales et orpailleur.

Un grand merci aux photographes

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